Sunday, December 24, 2006

Microsoft lance son Live Books Search

La grande bataille des bibliothèques numériques peut commencer. Après Google, Yahoo et Amazon, Microsoft lance son service 'Live Books Search' en version bêta.
Face au tollé soulevé par Google, qui a numérisé sans autorisation des livres protégés par le droit d'auteur (ils sont retirés si les éditeurs en font la demande), Microsoft a opté pour une stratégie consensuelle. Seuls des ouvrages tombés dans le domaine public sont dans un premier temps accessibles en ligne. Live Books Search doit à terme être intégré au moteur de recherche de la firme, Live Search.

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Monday, July 31, 2006

La British Library préfère Microsoft pour numériser son contenu

L'éditeur et la bibliothèque nationale britannique ont signé pour numériser près de 100.000 ouvrages en 2006. Une initiative qui confirme le désintérêt de la British Library au projet de création d'un fond commun des bibliothèques européennes.

Microsoft a passé un accord avec la célèbre British Library de Londres pour numériser 25 millions de pages de contenus courant 2006. Soit l'équivalent d'environ 100.000 ouvrages. Ces pages numérisées pourront être consultées via le service MSN Book Search, qui doit être lancé l'année prochaine, ainsi que sur le site de la bibliothèque britannique. Source

Google stoppe la numérisation des ouvrages

Dévoilé en décembre 2004, le projet Google Print a pour ambition de numériser et de rendre accessible à tous près de 15 millions d’ouvrages en provenance de plusieurs universités et bibliothèques américaines. Aussi, comme le soulignait le dossier réalisé par mon éminent collègue Pierre baptisé « Google Print, ou la guerre des bibliothèques », l’ambition du numéro un des moteurs de recherches pourrait bien avoir comme obstacle la justice pour la protection des droits d’auteurs. La suite ici.

Windows Live Book Search pour contrer Google

Le projet de numérisation des livres de Google, nommé Google Book Search, est un des sujets les plus ambitieux et polémiques du moteur de recherche Californien. Comme nous le rappelions dans une news précédente, de nombreux éditeurs français, La Martinière en tête, refusent de voir leurs ouvrages référencés dans les bases de Google. Pourtant, cela ne semble pas arrêter Microsoft, qui lui aussi prépare de son côté son projet de numérisation d’ouvrages.

D’après Silicon.fr, Microsoft s’apprêterait à lancer deux projets d’envergure, Windows Live Book Search et le Windows Live Book Search Publisher Program. Pour mettre en œuvre son projet, Microsoft aurait établi des partenariats avec les universités de Californie et de Toronto, qui comptent dans leur bibliothèque respective 34 et 15 millions d’ouvrages. De quoi proposer aux internautes anglo-saxon dans un premier temps un large choix de livres et documents tout en s’affranchissant semble-t-il des problèmes de copyrights.

La stratégie de Microsoft semble ici quelque peu divergente de celle de Google et tire profit des erreurs faites par le moteur de recherche. En effet, Microsoft invite cordialement les éditeurs à transmettre leurs ouvrages pour y être indexés dans la base, alors que Google adopte une autre stratégie nettement plus offensive, en indexant les ouvrages soumis ou non à copyright, quitte à les supprimer de la base si la demande en est faite. Source

Google Print ou la numérisation des ouvrages

Google Print est un service de recherche de contenu axé sur les livres et est l’un des plus controversé de Google. Pour Google, il s’agit avec ce nouveau service « d’organiser l’information mondiale ». Google numérise les livres d’éditeurs et des grandes bibliothèques partenaires et met cet archivage à disposition des internautes à travers son moteur de recherche.

Pour trouver un livre, il suffit d’inscrire les termes recherchés pour afficher les liens vers les ouvrages. De plus Google offre un certain nombre d’autres informations tel que le nom de l’éditeur, la date de publication, le nombre de pages…

Concernant les ouvrages soumis aux droits d’auteurs, Google propose à l’internaute de visionner quelques pages de l’ouvrage scanné afin par exemple de consulter la table des index du livre, ou encore lire l’introduction, pour s’assurer de la pertinence de l’ouvrage par rapport aux recherches de l’internaute. Lorsqu’un livre est libre de droits et que son contenu a été numérisé, il est possible de le consulter dans son intégralité.

En France, Google Print n’est pas complètement opérationnel. En effet, très peu de résultats sont disponibles dû au fait que l’indexation d’un livre dépende de l’accord entre l’éditeur français et Google, ce qui semble poser problème aujourd’hui, notamment au niveau des droits d’auteurs.

De plus, parallèlement à cela, Google va devoir faire face à un concurrent européen représenté par la Bibliothèque Numérique Européenne (BNE), qui prévoit la numérisation de 6 Millions d’ouvrages en 2010. Source

Google Print : sujet polémique

Google envisageait, il y a quelques mois, de louer des livres en ligne. C’est Le Wall Street Journal qui a révélé l’information dans une de ses éditions du mois de Novembre 2005 en précisant que Google serait en discussion avec un éditeur de livres afin d’expérimenter son projet. Cela fait longtemps que Google s’intéresse au marché du livre mais sans s’en s’attirer la bienveillance et le soutient des acteurs du marché de l’édition.

Eric Schmidt et Larry Page ont profité du CES de Las Vegas pour annoncer que le groupe allait peut-être lancer une libraire en ligne[1].

Après avoir fait beaucoup de bruit à la fin de l’année 2004, avec Google Print, le titanesque projet de numérisation des livres très critiqué par les européens, Google a revu sa copie car obtenir les permissions en terme de copyright est un énorme défi que va devoir relever Google pour mener à bien son projet. De cette condition va dépendre l’entrée ou non de Google dans l’univers du livre numérique. Google Print devenu Google Book Search, service de recherche de contenu axé sur les livres, a déjà numérisé plusieurs milliers d’ouvrages et a commencé à mettre cet archivage à disposition des internautes. Pour trouver un livre, il suffit d’inscrire les termes recherchés pour afficher les liens vers les ouvrages. De plus Google offre un certain nombre d’autres informations tel que le nom de l’éditeur, la date de publication, le nombre de pages, etc.

Mais les nombreuses oppositions des éditeurs et auteurs freinent l’ambition débordante de Google et ont entrainé le ralentissement du projet de création d’un index répertoriant « tous les livres de la planète ».

Aujourd’hui Google cherche à contourner le problème en s’offrant le copyright des ouvrages et en envisageant une librairie payante en ligne.

Cette annonce, avec celle concernant le lancement du Google Vidéo Store au CES, constituent un véritable tournant pour la stratégie du groupe, qui va proposer désormais à ses usagers de payer pour un contenu exclusif. Le marché du téléchargement de la vidéo à la demande bien qu’encore naissant est prometteur alors que du côté des éditions électroniques de livres, le concept est plus ancien, mais a du mal à décoller. Concernant la lecture numérique, plusieurs entreprises comme Sony restent enthousiastes. La société japonaise a d’ailleurs présenté en janvier 2005 un lecteur portable spécialement dédié à la lecture de livres numérisés. Il n’est donc pas étonnant de retrouver sur ce secteur Google, qui est connu pour sa réactivité et son ambition.

Google travaille avec les universités de Harvard, Stanford, Oxford, Michigan et la librairie publique de New York sur ce projet de numérisation. Et le groupe doit être rapide car il n’est pas le seul à œuvrer sur la numérisation de livres comme le prouve l’Open Content Alliance (Yahoo) qui planche déjà sur un projet similaire.

Google vient d’annoncer à la mi mars 2006 qu’il allait proposer un nouveau service de consultation payante de livres. La librairie payante en ligne « made in Google » vient donc de naître. Le site Google Book Search permettra de consulter les livres à l’aide d’un navigateur spécifique et sera donc en partie payant : certains livres consultés seront facturés et les éditeurs pourront fixer eux-mêmes le prix de cette consultation.

En fait, les ouvrages du domaine public, libres de droits, resteront consultables par les internautes en totalité et gratuitement alors que ceux soumis au Copyright pourront être consultés soit gratuitement, si l’éditeur l’autorise, soit en payant.

Après s’être inscrit au « Partner Program » et justifié de ses droits de propriété intellectuelle, l’éditeur ou l’auteur-éditeur partenaire de Google pourra décider de comment et à quel prix peuvent être consultés les livres qu’il soumettra à Google pour être numérisés et diffusés sur Internet. Ce service de Google existe déjà mais ne proposait jusqu’alors qu’un seul mode de visualisation, gratuit pour les internautes. Ce mode n’affichait que des extraits très courts du texte autour des mots-clés recherchés et renvoyait ensuite l’internaute vers le site de l’éditeur ou des sites de librairies en ligne pour acheter l’ouvrage. Aujourd’hui, avec cette extension, l’éditeur pourra indiquer à Google d’autoriser l’exploration avancée du contenu de ses livres et il fixera lui-même le prix de cette consultation. Google Book Search facturera le lecteur internaute, qui ne pourra pas copier (ni en partie ni en intégralité) ou télécharger le texte de l’ouvrage sauf s’il l’achète. Dans ce cas, Google reversera le montant des droits de consultation à l’éditeur après avoir prélevé un pourcentage.

Avec cette approche de modèle économique partagé, l’éditeur fixant son prix et Google encaissant un pourcentage, le géant du Net espère attirer les éditeurs de livres des Etats-Unis et de Grande-Bretagne ; le service étant proposé pour l’instant qu’aux seuls éditeurs britanniques et américains.

Mais il n’est pas certain que cette orientation de Google vers un modèle marchand satisfasse les nombreux éditeurs mécontents du service Google Book Search. Il est important de rappeler que cinq maisons d’édition américaines ont déposé plainte en 2005 contre Google s’opposant à la numérisation des livres sans leurs autorisations. Il ne faut pas oublier également les nombreuses critiques qui sont formulées à l’égard de Google et qui sont particulièrement virulentes en France notamment. En effet, Google Book Search n’est pas complètement opérationnel dans l’hexagone : très peu de résultats sont disponibles dû au fait que l’indexation d’un livre dépend de l’accord entre l’éditeur français et Google, ce qui semble poser problème aujourd’hui, notamment au niveau des droits d’auteurs.

Google, via Google Book Search, adopte clairement un nouveau modèle économique : la consultation payante de livres via un partenariat commercial avec les maisons d’édition.

Google réussira-t-il dans ce domaine malgré les nombreuses oppositions évoquées précédemment et une concurrence qui s’accroît ? Google va notamment devoir faire face à un concurrent européen qui est la Bibliothèque Numérique Européenne (BNE), qui prévoit la numérisation de 6 Millions d’ouvrages en 2010[2].

Dans tous les cas, ce nouveau projet révèle les ambitions du moteur d’occuper tous les terrains Internet encore non défrichés qu’il trouve, et qui peuvent être des relais de croissance. Et peu importe qu’ils soient aussi des lieux de polémiques...Source

Les éditions La Martinière assignent Google en justice

Le groupe La Martinière qui regroupe plusieurs maisons d’éditions a décidé de porter plainte contre Google France mais également contre la maison mère aux Etats-Unis pour motif de contrefaçon. Emmanuel Schalit, directeur général adjoint du groupe, explique que "Google a numérisé des livres sans se soucier des droits de propriété intellectuelle qui leur sont liés".

C’est la première fois qu’un éditeur français poursuit Google en justice. Le dernier précédant concernait la maison d’édition Gallimard, qui avait exigé, en mars, l’arrêt immédiat de la numérisation de leurs ouvrages par la société Californienne. Source